Nourrir ma foi – Spiritualité

Etre le fils de l’instant

Se préoccuper de la vie future et non pas de celle d’ici-bas nourrit le mental du musulman jour après jour. Pourtant, se peut-il qu’un croyant aspire à être le fils de l’instant ? Cet état d’esprit rentre-t- il en contradiction avec l’essence même de notre foi ? Ou bien, à l’inverse contribue t-il à nous préparer à La rencontre Ultime ?

Tomber… puis se relever

Vivre ! Un aussi petit mot qui implique plus de choses qu’on ne le prévoit : joie, bonheur, épreuve, pleurs, déception, surprise… Autant de paramètres qui influencent également notre Foi.

Et si la Foi se construit et s’alimente, elle peut aussi parfois dégringoler jusqu’à nous faire perdre les pédales ! Blues, tristesse, deuil, séquelles du mauvais œil, de la jalousie… On ne voit plus de progrès possible, on est assailli par les actes qui ne nous rendent pas service et on aimerait plus que tout quitter le navire et déposer les armes mais…

«Nous avons, certes, créé l’homme pour une vie de lutte.» Sourate Al-Balâd – verset 4

Tomber... puis se relever

Alors il faut lutter ! Rappelons nous avant toute autre chose que le succès ne vient que d’Allah alors le lien avec l’Unique doit être plus que solide et les chemins qui mènent à Lui sont nombreux : prière, rappel (dhîkr), lecture coranique, invocation, demande de pardon, action de piété, réforme intérieure… Et comme aucune acte ne vaut sans une intention sincère, il convient de la renouveler aussi souvent que l’on peut.

Après avoir fait le ménage sur la table de votre vie et y avoir placé le secret du succès, il faut cultiver la solitude et la méditation : qu’est-ce qui fait ma chute ? Dans quelles circonstances baisse-je ma garde ? Quels défauts me valent la vie dure et gâchent mes aspirations ? L’introspection est donc de mise : si on ne sait pas contre quoi/qui on lutte, les résultats escomptés ne seront jamais atteints.

Le Malin veille au grain et sait comment provoquer l’avalanche de tous les efforts fournis, il faut donc veiller à contrer ses stratagèmes pour pouvoir avancer.

La musulmane doit toujours être sur ses gardes, il faut donc garantir une protection optimale par les invocations et les sourates protectrices (roqya). Plus notre aura sera grandie de ses précautions, plus l’attaque ennemie sera affaiblie !

On nous dit souvent de nous entourer de personnes pieuses et utiles mais on oublie souvent de nous rappeler que ces fréquentations ne seront profitables que si elles se nourrissent mutuellement de savoir et d’échanges intelligents et positifs par la pratique d’activités intellectuellement stimulantes : la lecture par exemple permet à l’imaginaire d’être dans l’actif. En lisant, bon nombres d’idées jaillissent pour finir souvent par former des projets. Plus on sait, moins on se sent faibles face à l’inconnu et donc au danger. Veillons donc à niveler nos habitudes qui nous font sombrer dans l’abîme de la passivité (films, séries, jeux, discussions stériles et interminables, shopping…) et soyons productives !

Je terminerais cet aperçu d’un sujet en réalité très vaste par vous rappeler l’importance de la force du mental : soyez po-si-ti-ves ! Exterminez le plus radicalement possible toutes ces idées qui nuisent à votre esprit : vous êtes capables de changer, de surmonter cette montagne, d’être celle que vous désirez être et non cette étiquette que les autres vous collent malgré vous ! Votre passé ne vous satisfait peut être pas mais vous pouvez changer votre futur alors wake upons nous et œuvrons pour mourir sans regrets !

Fraternellement,

One way to ihsân.

Joyeux Noël… ou pas !

Tous les faits relatés dans cet article ne sont PAS le fruit de mon imagination ( même si j’aurai préféré !)

Ma solitude est une prison

Il y a un intitulé de témoignage qui m’a frappée : « J’ai trouvé la paix dans la solitude ». Il m’a étonnée parce que ma situation en est tout le contraire, je dirais même que moi, ma solitude est une prison.

J’ai trouvé la paix dans la solitude

J’ai abandonné mes passions. A savoir : la dance égyptienne et le football. D’ailleurs aujourd’hui mon corps a changé à cause de cet abandon soudain. Mais… Comme je dis à ma maman qui l’a aussi remarqué : la tranquillité du cœur en vaut la peine.

La foi m’a guérie…

Salam alaykoum les sœurs,
Dur pour moi de vous parler de cette épreuve qui m’a frappée il y a quelques années, mais c’est une chose qui touche énormément de monde dans notre communauté ou autre, et vous la raconter fait partie en quelque sorte de ma thérapie.

Hijab vs Jilbab

Hijab, jilbab, entre les deux mon cœur balance…
A l’heure où la femme musulmane peut trouver plus facilement qu’il y a 10 ans des tenues conformes aux injonctions de sa religion (revenez 10 ans en arrière, et souvenez-vous comment nous étions les reines de la superposition et du système D ^^), elle est souvent tiraillée entre le choix du hijab ou du jilbab. M’étant moi-même longtemps interrogée à ce sujet, je porte aujourd’hui l’un ou l’autre, selon mon humeur, mon envie … J’ai donc pesé pour vous les « pour » et les « moins pour » ^^ de chacun: ceux du hijab+abaya, et celui du jilbab.

Que transmettre à nos jeunes ?

« Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l’homme d’un caillot de sang. Lis ! Car ton Seigneur est Le Très-Généreux qui a instruit l‘homme au moyen du calame et Lui a enseigné ce qu’il ignorait. » {Sourate l’Adhérence verset 1 à 5}

Le linceul, dernier habit de notre vie

Ce linceul mortuaire, que nous inspire-t-il ? La peur ou l’impatience ? Le début d’une terrible éternité ou le commencement de la meilleure des vies ?.. Tout un chacun s’est posé et se pose cette question. Quand notre corps sera enveloppé de ce linceul, se reposera-t-il enfin ou s’affligera-t-il comme jamais auparavant ?

La vie simple

Si l’on devait décrire la vie simple, il suffirait de renvoyer à la biographie de notre bien-aimé Prophète, sallallahu ‘alayhi wa sallam, lui qui a choisit d’être un serviteur du Très-Haut et non un roi sur terre. Ainsi, l’un des enseignements premiers de l’Islam est le suivant : jouissez modérément des biens de la vie d’ici-bas, nul besoin d’en abuser …

Le hajj, ce « voyage d’une vie »

Je ferme les yeux et je fais un rêve.. celui que je souhaite voir se réaliser dans cette vie avec la permission d’Allah.

Elle est là…tout prêt de moi… une émotion indéfinissable s’empare de mon être. Je l’entends, mon cœur l’entends, tous mes sens sont en émoi : La ka’aba m’appelle…

C’est le voyage d’une vie qui éclot sous mes yeux, enfin… Toutes ces années à te pleurer dans l’attente de te « rencontrer », toi qui enveloppes ces lieux historiques, ces rites mythiques, toi qui reçois des êtres de tous horizons, de tous âges, de toutes catégories sociales.
Toi qui les réunis pour une seule et même raison : L’ADORATION dans toute sa splendeur.

Les larmes des pèlerins s’évaporent de cette Terre Sacrée. L’air que l’on y respire transporte avec lui une émotion unique. Les sons ne sont même pas définissables dans un rêve tant ils touchent le cœur.
Rédemption, Adoration, Élévation de notre foi. Le pèlerinage est certes le chemin qui mène à l’épanouissement d’un croyant.

Nuits et jours se succèdent dans la prière, le tawaf, le dhikr et les do3as, la notion du temps n’est pas nécessaire car il est comme suspendu. Le temps se dessine au travers de cette voix qui appelle à la prière, elle appelle les croyants, elle appelle la communauté de Mohammed (Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui ) à se souvenir.

Je me sens happée par cette circunambulation autour de la ka’aba, mes larmes rejoignent celles de ma communauté tant j’implore le pardon d’Allah au mont Arafat, je marche encore et toujours avec la même ferveur que Hajjar entre Safa et Marwa, je sens l’union de ma oumma lorsque je jette symboliquement les cailloux pour lapider shaytan comme si nous n’étions qu’un car nous agissons tous pour l’UN. Mais surtout… je pose mes pieds, mon front, mes mains à l’endroit même où était Habib Allah RassouLLAH, à l’endroit même où se trouvait l’ami intime d’Allah Saydina Ibrahim que la paix soit sur lui. Je laisse mon cœur là-bas, déchirée de devoir te quitter.

Ce rêve éveillé je le souhaite à toutes et à tous.

Toutes ces années à espérer de manière viscérale qu’Allah me compte parmi ses invités fi « Bayt Allah », connaître enfin la ferveur que l’on ressent lorsqu’on arrive près de ces lieux Safa, Marwa, Médina, Arafat…Al Hajj !

Je continue d’implorer la clémence de mon Créateur, car c’est un honneur que de pouvoir espérer vivre ce hajj où chaque jour est un miracle pour la foi tant elle est nourrie de ferveur.
Et c’est bien elle qui m’aidera à apaiser mon impatience. Car Ô ! Combien il est difficile de patienter. Ce voyage chaque année, je le veux…je le vis…et je le pleure.

Je l’attends et seule la prière m’apaise…Ce n’est pas l’heure pour moi, prions pour nos sœurs et nos frères qui patientent et émettent le souhait d’y aller chaque année. Prions pour nos sœurs et nos frères qui ont accompli ce pilier afin qu’il illumine leurs cœurs jusqu’à leurs derniers souffles. Enfin, prions pour nos sœurs et nos frères partis avant nous…

Un jour inch’Allah… j’irai à la ka’aba.

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5 fausses croyances dites « islamiques »

Qui ne s’est jamais fait sermonné, plus ou moins gentiment ^^, ou qui n’a jamais entendu une de ces « fausses croyances » mises sur le dos de la religion musulmane ?

Le voisinage

Dans notre vie, nous sommes tous voisins les uns les autres (sauf si l’on vit sur une île déserte, mais c’est quand même rare, hein). Et c’est à cause de cette interaction permanente que l’Islam, dans sa grande sagesse, nous a appris que dans notre vie en société, les voisins occupent une place privilégiée.

A ce propos, il existe une parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) très marquante pour le croyant, s’agissant du voisin : « l’Ange Jibril n’a cessé de me faire des recommandations au sujet du voisin, au point que j’ai cru qu’il allait l’imposer comme héritier.» (Rapporté par Al Bukhârî)

Quant au Coran, il est loin de passer sur le sujet, puisqu’Allah (exalté) a dit : « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant » (sourate 4 verset 36).

Ce verset nous apprend donc que le voisin, ce n’est pas seulement celui qui habite à côté de chez nous ; c’est aussi celui qui vit dans le même immeuble, dans le même pâté de maison, voire dans la même ville, celui qui s’assoit à côté nous dans les transports, notre collègue de travail, etc.

Bien traiter son voisin, ce n’est pas toujours facile. Parfois, ils nous donnent du fil à retordre … Du genre ce qu’il m’est arrivé il y a peu … (oui je vais vous raconter ma vie, encoooore) : j’ai un petit appartement, avec des voisins pas très bruyants, mais avec une très (très, très) mauvaise insonorisation. Et parfois le matin, à précisément 7h09 la première fois que c’est arrivé, monsieur ou madame voisin a décidé de mettre son morceau de musique préféré pour se réveiller, se mettre du bonne humeur, je sais pas … et moi, leur musique, merci mais non …et puis 7h09 purée ! Et avec tout cela je vais au travail, en ruminant un peu (« quand même, ils abusent les voisins »,). Et puis bim ! Dans cette même journée, les sujets que nous devons rédiger pour Imane magazine sont envoyés : Marie Asiyah, tu traiteras du thème : les voisins … ! Tiens donc … !

AL HAMDULILLAH !! N’est-Il pas Connaisseur de nos cœurs, Educateur de nos égos, Bienveillant avec nos âmes ?

Et je sais que nous sommes beaucoup dans ce cas là ! Or nous venons de lire qu’Allah nous a enseigné que les voisins sont une part très importante de nos vies, et de la société en général, car, comme on a pu le voir, on est toujours voisin de quelqu’un. Et tous ces voisins, qu’ils soient musulmans ou non musulmans, doivent être choyés de la meilleure manière.

On ne va pas faire un cours sur les droits des voisins, nous savons qu’ils existent, et sur internet il y a de quoi se renseigner. Mais on va essayer de lister ce qu’on peut faire pour faire que ces relations soient les meilleures possibles :

– avant toute chose, qu’ils soient musulmans ou pas, on les traite de la meilleure des manières et … on leur dit TOUJOURS bonjour, avec le sourire, même s’ils ne répondent pas. Mieux vaut être celle qui salue et à qui l’on ne répond pas que d’être un grossier personnage qui vit comme s’il était seul au monde. Si les voisins sont musulmans, on leur passe le salam, sys-té-ma-ti-que-ment (et donc la sœur qui prend le même train que nous, on la salue également, car on se souvient que le voisin est aussi celui qui voyage avec nous).

– de même, et bien que ce ne soit pas facile parfois, on supporte leurs travers. Voisins bruyants ? Khayr inshâ Allah, on prend sur soi et on fait du’a à Allah.

– Et puis rien ne nous empêche de lire beaucoup beaucoup le Qur’an, pour chez nous mais aussi pour tout l’immeuble (si l’on vit en appartement), en mettant l’intention que la sakinah qui résulte de cette lecture puisse bénéficier, inshâ Allah, à tous les foyers voisins.

– si l’on apprend que notre voisin(e) est malade, on tente de lui rendre visite.

– Si notre voisine est un peu âgée, on n’hésite pas à l’aider à descendre ses poubelles, ou à monter ses courses (un jour, la maman d’un frère converti s’était étonnée que des frères « barbus » l’aident à monter ses courses ; une fois la surprise passée (« ce ne sont donc pas des sauvages »), elle a apprécié le geste et en a parlé de nombreuses fois. Un geste peu donc faire beaucoup).

– on peut aussi profiter de l’Aïd, ou ne profiter d’aucune occasion particulière, et envoyer quelques gâteaux, ou une petite casserole, avec des mets soigneusement cuisinés par nous (avec beaucoup de du’a quand on cuisine, of course ). Et on peut certes envoyer les enfants, mais on peut aussi prendre notre courage à deux mains et apporter nous même le plat : une vieille dame qui reçoit de bons petits plats, offerts directement par sa voisine voilée et souriante, c’est une da’wah qui remplace bien des mots (aller on y croit mes sœurs ! En Angleterre, ce sont même parfois des femmes en niqab qui viennent généreusement offrir des plats à leurs voisins anglais, qui en sont ravis !)

– si nos voisins sont musulmans, on passe de temps en temps saluer la voisine, pour prendre de ses nouvelles et vérifier qu’elle ne manque de rien. On l’invite chez soi, pour prendre le thé, et parler d’Allâh … on peut même penser à lui faire un petit cadeau, ne serait-ce qu’une fiole de parfum, pour le geste, et le plaisir qu’a l’autre de recevoir.

Tous ces geste sont bien évidemment ceux qui me sont venus en tête sur le moment … nous en trouverons toutes d’autres … et nous devons en trouver encore et toujours de nouveaux, de crainte, sinon, de ne pas nous conformer aux ordres d’Allah et aux enseignements de notre bien-aimé Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam).

Notre rôle, surtout en France, est d’être les représentantes d’une religion magnifique et aux enseignements d’une noblesse rare, malheureusement peu connus. Notre devoir dans cette société est d’appeler les gens à l’Islam … Et ceci passe avant tout par notre comportement. Il nous faut être fortes … Etre patientes face à ceux qui nous rejettent … Et nous accrocher aux enseignements parfaits que nous détenons, al hamdulillah.

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Univers, unis vers Allah

« C’est Lui le Connaisseur [des mondes] inconnus et visibles, le Puissant, le Miséricordieux, qui a bien fait tout ce qu’Il a créé. Et Il a commencé la création de l’homme à partir de l’argile, puis Il tira sa descendance d’une goutte d’eau vile [le sperme]; puis Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit . Et Il vous a assigné l’ouïe, les yeux et le cœur. Que vous êtes peu reconnaissants! »

A l’origine, la création des univers, si complexe pour nous, chaque mouvement se combinant à un autre, offrant un ensemble sublime. Puis au sein d’un de ces univers, l’élaboration d’un lieu de vie où tout n’est qu’excellence, chaque élément étant au service d’un autre afin de former un tout harmonieux nous permettant de subsister et d’adorer Celui étant à l’origine de toutes choses, Al Khaliq. Enfin, la création de l’Homme, toute aussi parfaite que les précédentes, et certes aussi diversifiée :

« Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. »

{S.49, V. 13}

L’Homme n’est que par Sa Volonté et les seuls qui se distingueront ne le seront pas grâce à leur fortune, leur rang ou leur origine mais uniquement grâce à leur piété. Et l’un des signes les plus probants de cette foi, après l’acceptation et l’affirmation de l’unicité, est la fraternité et l’amour dont font preuve les croyants les uns envers les autres.

La communauté de Muhammad salla Allah alayhi wa salam puise sa richesse aussi bien dans sa diversité que dans son unité. Sa diversité permet de découvrir des cultures, des pays et ainsi d’apprécier tous les bienfaits qui nous ont été accordés quel que soit l’endroit où l’on se trouve. Son unité permet aux croyants de partager et communier où qu’ils soient et quelles que soient leurs conditions ou leurs couleurs. Nous sommes les créatures de l’Unique et tous fils d’Adam alayhi salam et Hawâ, cette fraternité effective est consacrée par la foi qui nous unit et par la pratique religieuse commune.

La fraternité islamique est citée en exemple à de nombreuses reprises et nous apporte de précieux enseignements. En témoigne, l’amour entre les migrants (muhajiroun) et les alliés (ansars) qui a permis la réalisation d’actes remarquables. De même, ceux qui après s’être repentis reviennent à Allah deviennent de fait nos Frères en religion. Le Prophète salla Allah alayhi wa salam insistait tellement sur l’importance de la oummah qu’il comparait l’ensemble des croyants à un même corps (« l’exemple des croyants dans leur amour mutuel et leur pitié l’un pour l’autre ressemble à l’exemple d’un corps, si une partie du corps sent la douleur, tout le corps souffre de l’insomnie et de la fièvre. ») et afin d’exprimer la solidité qu’elle devait conserver, il la comparait à un édifice (« un croyant pour un autre croyant ressemble à une construction solide, une partie soutient l’autre, et ensuite il a entrelacé ses doigts pour montrer cela »).

Cette fraternité primordiale inclut le respect mutuel, l’entraide, le bon conseil, la compassion, le soutien, et afin de rester vivante elle peut se traduire par de simples, mais si précieuses, attentions : se saluer, se réunir, visiter les malades ou encore assister aux prières mortuaires. Un jour, l’Envoyé de Dieu dit à quelqu’un : « Porte secours à ton frère, qu’il soit injuste ou opprimé ! ». Cette formule était le slogan des Arabes de la jâhilîya, et l’homme auquel il s’adressait ne pouvait donc que s’en étonner « O Envoyé de Dieu !, répliqua-t-il, nous avons su comment lui porter secours quand il est opprimé, mais comment donc quand il est injuste ? » « En l’empêchant de l’être ! » lui répondit-il. Cet enseignement illustre à merveille la bienveillance dont doit faire preuve le musulman envers son frère en Dieu, que ce soit dans la facilité ou la difficulté, mais en tout cas pour son bien et dans le but de plaire à Allah.

L’apogée de cette fraternité est l’amour en Allah (al-houbb fîllâh), qui permet à celui qui le ressent de s’approcher de la douceur de la foi. Les croyants, par cet amour en Dieu, atteignent un rang sublime comme le rapporte Mu’âdh Ibn djabal – qu’Allah l’agrée – qui dit : j’ai entendu le messager d’Allah – prière et paix d’Allah sur lui – dire : Allah a dit : « ceux qui s’aiment pour Moi, qui se lient pour Moi, qui se conseillent pour Moi, qui se visitent pour Moi, qui se sacrifient pour Moi, seront sur des chaires de lumière que leur envieront les prophètes et les martyrs » (Tirmidhi).

Cet amour est si précieux que parmi les sept personnes qui seront ombragées par Dieu, le jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne, figurent deux êtres qui se sont aimés en Lui. Et si au jour dernier, tous liens existants entre les gens, qu’ils soient d’amitié ou de parenté, n’existeront plus, seul subsistera celui de l’amour en Allah : « Les amis, ce jour-là, seront ennemis les uns des autres; excepté les pieux » {S.43, V.67}

Ainsi, au delà de toutes considérations raciales, sociales ou linguistiques, l’Islam, religion de soumission à Dieu l’Unique, permet de renouveler la fraternité originelle de tous les fils d’Adam et Hawâ.

Qu’Allah ta’Ala nous permette de nous aimer.

 

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