Où est ma foi ?

Il existe une maladie dont les médicaments ne sont pas inscrits dans le Vidal ; pourtant beaucoup de musulmans en souffrent. En ce moment, je pense avoir cette pathologie. Quelle est donc cette maladie ? Quels en sont les symptômes ?

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Effectivement, je me sens à la fois vidée et oppressée, oui tout à fait, physiquement et psychologiquement. J’ai le sentiment d’avoir en même temps un fardeau sur le cœur et une sensation de néant. Ce poids créant la douleur est accentué par un manque : l’impression d’une avancée vers des abîmes profondes sans réel objectif.

Cette angoisse est donc accompagnée d’une douleur au cœur, d’une pression telle que s’engendrent stress et colère. J’en deviens irritée et irritante, de très mauvaise humeur. Aurais-je perdu une chose ou un élément de mon corps dont l’abandon est douloureux ?

Mais d’où provient cette sensation douloureuse ?  Je me pose alors de nombreuses questions : je ne suis pourtant pas malade, je n’ai pas de soucis particulier. Je m’interroge ainsi sur les domaines où il pourrait y avoir un problème : la santé, le travail, l’argent, le ménage, les factures , la famille, la voiture, les amis, l’école, la maison, les courses, les dettes, l’avenir, le passé, …

Mais pourquoi cette liste est-elle interminable ? Elle est longue, lourde et imposante : rien qu’en énumérant tous ces éléments, je me sens éprouvée. Ne serait-ce pas cette liste, mon mal ? Elle est envahissante, elle a une place bien trop grande que j’en oublie de vivre, de penser et je m’en étonne moi-même.

Les tracas de la vie quotidienne m’en font oublier MA FOI.

Les tracas de la vie quotidienne m’en font oublier une partie de mon oxygène indispensable : MA FOI. Vous allez me dire : « mais vous ne priez pas ? »  Et bien si ! Je fais mes 5 prières, j’évoque Dieu avec quelques douas, je cite des hadiths, je fais des actes d’aumône, je pense à faire le Hajj.

Cependant, ma foi me semble incomplète puisque ces derniers actes sont faits ou réfléchis de manière superficielle ou artificielle. Je suis totalement absorbée par ce bas monde. Mes actes pour Allah sont effectués comme des automatismes sans réelle réflexion et surtout sans méditation. Ils sont seulement élaborés avec ma bouche, presque comme l’acte de manger sans réfléchir à ce que l’on mange. Mes devoirs religieux sont devenus imparfaits, je ne réfléchis plus au sens des invocations et je suis devenue passive vis-à-vis de la récitation des versets du Coran. Cependant, selon un hadith, « Allah n’accepte pas l’invocation de la part d’un cœur insouciant et distrait », rapporté par Al Tirmidhi, numero 3479.

Ma prière était devenue un acte robotique.

C’est en réfléchissant sur la manière dont je prie que cette pression commence à s’estomper. Ma prière était devenue un acte robotique où je répétais les sourates sans savoir lesquelles j’avais prononcées. Vous imaginez ? Transformer les actes pour Dieu en « un travail à la chaîne ». La pression faiblit également quand je reprends de manière sincère la lecture du Coran ou des hadiths en cherchant à comprendre ces messages scripturaires envoyés par Dieu et surtout en me concentrant. C’est en effet le manque de concentration qui fait partie des causes de mon mal.

Cette douleur s’amenuise quand j’attache moins d’importance aux soucis de la vie, en m’imposant un calme spirituel. Je retrouve petit à petit cette corde invisible qui me rattache à notre Créateur : ma Foi et qui me fait tant de bien. J’efface ainsi toute cette liste oppressante de mon esprit et soulage mon cœur de cette pression. Mon corps devient léger, mes idées ordonnées, mes tracas relativisés.

Cette pierre sur mon cœur s’envole et laisse place à une sérénité, une envie de méditation, une joie car la Foi c’est la joie, le bonheur de vivre et d’accorder une place essentielle et vitale à ma croyance. Je dois pratiquer les actes pour Allah plus sincèrement et plus honnêtement.

Je dois les faire avec adoration et je dois surtout retenir que le bonheur et le succès seront réels qu’à travers le chemin d’Allah. Nous ne devons oublier que l’adoration envers Allah est une source inépuisable de bonheur. Surtout que chercher le bonheur dans la vie ici-bas est comme courir après un mirage dans le désert.

Je terminerais enfin cette confidence par 2 citations :

« C’est Lui qui a fait descendre la quiétude dans les cœurs des croyants afin qu’ils ajoutent une foi à leur foi.» Sourate 48, Verset 4
 
« Nous faisons descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants » Sourate 17, Verset 82

 

Cet article a été écrit par N.Habichou

  • reply khalida ,

    et c’est ça la vien des hauts et des bas ..si on connait pas ces moments de faiblesse de fragilité on ne peut retrouver notre foi,notre force et notre croyance en Allah
    que Dieu nous rassemble dans son Janna

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