L’islam, clé de la résilience

En physique, la résilience traduit l’aptitude d’un corps à résister aux chocs et à reprendre sa structure initiale. Adaptée à la psychologie, elle désigne la capacité d’un individu à surmonter les moments douloureux de l’existence et à se développer en dépit de l’adversité.

En d’autres termes, la résilience permet de prendre conscience d’un traumatisme, à apprendre à « vivre avec », et à rebondir en changeant de perspective, voire même  à se délivrer d’un passé empoisonnant pour en sortir grandi.

Pour comprendre et profiter pleinement des fondements de cet article, partons du principe que « la résilience est un processus de croissance de la vie » et que ce principe se lit à la lumière de l’Islam.

Un parent qui perd son enfant, sa chair, voit inscrit en lui à jamais le rappel de cette douloureuse épreuve…Un enfant qui devient orphelin n’ a pas d’autre choix que de grandir avec cette blessure sans aucune garantie sur l’impact que cela aura une fois adulte… Être témoin, spectateur d’une terre qui se violente par des catastrophes naturelles ou par une guerre qui nous arrache nos proches, notre foyer et nous réduit à un être seul avec pour seule compagnie le souvenir tranchant de notre épreuve…Vivre dans un pays où l’on est jugé sur tout son être de part ses convictions religieuses, un combat taciturne qui fait beaucoup de dégâts psychologiques tant la pression est lourde…

Comment avancer ? Comment grandir ? Comment se reconstruire ?

La dépression, les addictions, la perdition et l’absence de l’estime de soi sont elles les seules voies d’issues après un choc post-traumatique ?

Doit-on les condamner – et/ou se condamner- à devenir et surtout rester la victime de tel ou tel événement destructeur  rencontré dans sa vie ?

Une victime ? Un héros !

Nous avons le choix d’être une victime dans notre vie ou d’en devenir le héros. Il nous incombe à tous de prendre conscience du côté parasitaire et néfaste de l’un et du côté élévateur et  promoteur de l’autre. Il nous incombe à toutes et à tous d’y croire ! Croire en Dieu pour croire en soi !

Allah dans toute Sa Grandeur a déposé en chacun de nous la force de se relever face à nos traumatismes. Même dans la plus sanguinaire des épreuves  la place à la résilience est possible, la place à la lumière Divine ne cesse d’être présente et de nous éclairer à chaque instant. C’est avec la foi que le cœur – meurtri ou non-  accède à Son enveloppe protectrice qui nous aidera à nous (re)construire. Nous construire pour faire de ce que nous sommes une personne encore plus noble, plus sage, plus pure que ce que nous étions  avant cette épreuve et de ce fait plus proche de Lui.

N’oubliez jamais que la douleur qui résulte de ce que vous avez subi n’est pas impure et ne fait pas de vous un être sali. Cette blessure se veut salvatrice avec l’aide d’Allah.

Pour rebondir plus haut après son épreuve et non pas sombrer dans les abysses de sa souffrance, il est primordial de s’en remettre pleinement à son Seigneur, voici une des clés qui mène à la résilience.

Pour sortir de cet état de mal-être généré par notre traumatisme il est important (et pour les partisans de cette théorie : fondamental) d’avoir ou de retrouver une totale confiance en soi. Il faut savoir faire une chose aussi simple que difficile, qui plus est dans les circonstances sociales et culturelles que l’on rencontre journellement : savoir s’aimer.

Comment s’aimer ?

Comment se donner de l’estime lorsque notre cœur (et parfois même notre corps ) a été détruit ? Le point de départ serait de commencer par se dire que mon Créateur n’a pas pour but de me détruire ni physiquement ni psychologiquement.

Comment s’aimer alors? En aimant Celui à qui « nous appartenons et à qui nous retournerons ».

Et comment L’aimer ? En s’en remettant à Lui ENTIEREMENT quelle que soit la situation.

Un sage disait : « Savoir que c’est Toi qui m’éprouves et m’imposes les arrêts du destin adoucit les épreuves que j’endure ».

Dans la peine, dans le besoin, dans la souffrance, dans la détresse…se dire que s’IL l’a voulue, c’est que cette situation est la meilleure pour moi. De la gratitude…à l’infini…c’est alors que la peine se dissipe et que la résilience y trouve son fondement.

Ô Seigneur ! Récompense-moi dans mon malheur et fais-le moi remplacer par un bien meilleur »

(invocation à réciter en cas de malheur, sahih Mouslim )

L’oubli de Dieu mène à l’oubli de soi et l’amour de Dieu nous mène à l’estime profonde et sincère de soi.

Je suis plus forte et plus grande que mes peurs et mes douleurs car

Le plus Grand est avec moi et ne m’abandonne JAMAIS…

 

 

  • reply Zaheera ,

    Merci pour ce rappel 🙂

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