L’entrée de Dhul al-Hijâ

Article écrit par Saadia

Si l’automne est une main tendue vers la ren-essence, il est des instants élevés par Allah, des « jours connus » qui nous permettent de renouveler nos vœux envers Lui.

On a beau avoir une mère qui nous a portée et élevée, une amie qui a partagé ces éclats de rire et ces torrents de larmes, un époux qui a fait de ces matins hivernaux des moments de chaleureuse tendresse, un enfant qui nous a donné envie de vivre pour son sourire malicieux, il est un Être qui a assisté à tous ces moments réunis. Il nous connaît intiment et nous a scrupuleusement indiqué la Voie. A chaque fois réitérée.

Parmi les jalons qui jonchent la route de l’Islam, se dessine un mois sacré à l’horizon : celui de Dhul al-Hijâ. Scène d’un des piliers de notre spiritualité, ces moments qu’Il nous offre devraient être particuliers à nos cœurs. Dans un monde où l’on est appelé à s’obéir soi-même sans conditions, voici que l’on peut plutôt réapprendre l’abstinence – en contre pied au premier étage de la pyramide de Maslow qui définit les besoins « essentiels » des humains -, le sacrifice pour l’Unique à la recherche de Sa satisfaction, le voyage d’une vie aussi, en visitant  Sa maison pour les plus chanceuses d’entre nous.

«  Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure des provisions est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence ! » [Sourate Al-Baqarah, verset 197]

Ses 10 premiers jours sont une invitation au jeûne, à l’invocation de Son nom pour ce que notre cœur désire. L’action accomplie pendant cette première décade est très aimée d’Allah.

Parmi cette dizaine de jours et pour celles qui n’auront pas pu partir en pèlerine, il y a le jour béni de ‘Arafâ dont le jeûne expie les péchés. Le Sceau des prophètes, ‘alayhi salat wa salam, a dit à son propos :

 « Il expie les péchés de l’année précédente et ceux de l’année suivante »[Muslim]

Ce mois est principalement connu pour le décollage de nos proches au pèlerinage, ce départ du pays que l’on connait pour répondre à Son appel en terre que nos pieds n’ont jamais foulé, alors qu’il devrait être pour tous et toutes, une occasion de quitter nos habitudes, souvent toxiques, pour un renouveau spirituel, social et finalement, vital. Un retour aux sources.

Fraternellement.


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