Fausse-couche : cette épreuve qui a renforcé ma foi

« Salam aleykounna wa rahmatouLlahi wa barakatou,

 

femme-musulmane-tristeJe m’appelle Safiya et j’ai 21 ans. Il y a de ça quelques mois avec zawji nous essayions d’avoir un enfant, nous n’avions pas trop attendu, hamduliLlah le petit être s’est pointé au mois de novembre 2013, nous étions tellement heureux, on allait avoir notre propre famille. Le foetus grandissait bien et tout se passait très bien jusqu’au jour où une conversation a dérapé, un membre de ma famille (qui n’est pas musulmane) m’a donné plusieurs coups de pieds dans le ventre. J’étais enceinte de presque 2 mois. J’aurais pu perdre le bébé à ce moment-là soubhan Allah mais alhamdoulillah les choses sont rentrées dans l’ordre. J’ai passé ma grossesse tranquillement avec zawji, seulement voilà l’échographie du 2ème trimestre nous a révélé que le bébé ne grandissait plus car le placenta avait une malformation. J’étais malheureuse, mille et une idées me sont passées par la tête à ce moment-là, astarfighuLlah, je pleurais, j’ai maudit la personne qui m’avait frappé au ventre quelques mois auparavant, persuadée qu’elle en était la cause, mais hamduliLlah j’avais ma foi qui renforçait mon coeur, me forçait à rester calme pour laisser une chance à mon bébé de grandir sans ressentir ma tristesse. Les médecins m’ont dit qu’on ne pouvait rien faire sachant que le bébé était trop petit et qu’il fallait espérer qu’il arrive à un poids acceptable pour aller en couveuse. Soubhan Allah. Zawji et moi avons prié nuit et jour pour qu’il vive et qu’Allah lui donne la santé. Quelques semaines après j’ai été prise de vertiges, de nausées et de malaises. J’ai dû être hospitalisée car je faisais une pré-éclampsie, soubhanAllah je n’étais vraiment pas bien mais à ce moment précis je m’en fichais. Tout ce qui importait était mon bébé. À l’hôpital, la sage-femme m’a fait passer une dernière échographie, je sentais au plus profond de moi que mon bébé était en danger, il ne bougeait plus et j’en étais malade soubhanAllah. Je sentais que ça allait mal finir et je priais pour qu’Allah apaise la souffrance mon bébé. Les médecins m’ont annoncé qu’il était effectivement en souffrance et qu’ils étaient obligés de provoquer mon accouchement. Ils voulaient que je prenne une pilule pour arrêter le coeur du bébé (pour le tuer). AstarfighuLlah j’étais en colère. Je leur ai dit que ce n’était pas à moi de décider du droit de vie ou de mort de mon bébé. La décision appartient à Allah.  Je priais, priais de tout mon coeur pour que mon bébé ne souffre plus…

Al hamduliLlah mes dou’as ont été entendues, mon petit prince s’est endormi tout doucement dans mon ventre et est né sans vie. C’est Allah ta’ala qui donne et qui reprend. Il aura toujours la meilleure place dans mon coeur et j’espère incha Allah qu’il a sa place au Paradis.

Cette expérience, bien que malheureuse hamduliLlah a renforcé ma foi en Allah ta’ala, m’a réveillée et montré que la mort est plus proche qu’on ne le croit, et que la dounia (vie d’ici-bas) n’est pas grand chose et qu’il faut oeuvrer dans le bien incha Allah, se repentir de ses erreurs, de ses péchés pour Allah, pour le Paradis bi idniLlah .

J’espère que mon témoignage aidera plusieurs jeunes mamans comme moi, qui sont ou ont été dans la même situation incha Allah.

 

Qu’Allah nous préserve toutes et malgré les épreuves qu’Il nous accorde ici-bas une descendance pieuse, douce, et intelligente et le paradis dans l’au-delà inchAllah. Amine. »