Pur enchantement

Monet nous fige cet instant de poésie remémorant l’étreinte d’un amour naissant entre l’hiver et le printemps.

1 mars Monet les glacons 1880

L’irrésistible douceur du printemps charme la rudesse de l’hiver, le regard embrasé, il fond d’effervescence à chacune de ses apparitions. Conquis, il succombe à l’union conjuguée des saisons.

Pourtant tout semble les opposer, il est froid, blanc monotone, elle est chaleureuse et colorée mais elle l’enlace de ses plus beaux atours, émerveillé, il se laisse attendrir.

Elle reconnaît sa force et sa valeur, il a su préserver sa beauté en l’enveloppant et la figeant de fraîcheur. A son tour, elle veut lui offrir le monde sous un autre tableau espérant fleurir, de nouveau, le cœur de son bien aimé.

Elle met en scène un ballet enchanté d’humeur joviale, de pétales et d’odeurs parfumés, bercé par l’orchestre des chants d’oiseaux. Il se délecte de son filtre d’amour et s’évapore comme par magie.

Les fruits de la douceur dans toute sa splendeur, une belle leçon de vie au naturel.

Un article signé Bakhta Myseed

 Œuvre : Artiste Monet, « Les glaçons » 1880