Grossesse

Deuxième enfant : peur de moins l’aimer

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Par  Hayate Haïfi

Voir naître son premier enfant c’est quelque chose d’unique et magique, un moment suspendu au temps et un bébé qui va profiter, tout seul, sans aucun concurrent, de toute la part d’amour de papa et de maman.  Et cela commence dès les premiers signes de grossesse où toutes nous imaginons déjà bercer dans nos bras ce  petit bout lui donnant toute la tendresse et l’affection nécessaire.  

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Bien évidemment, on se pose des milliers de questions, et bien évidemment on finit toutes par trouver les réponses et on ne doute surtout pas que cette vague d’amour nous envahira nous  et bébé.  Toutes ces émotions, ces sentiments maternels sont des sensations exceptionnelles lorsque l’on passe du rôle d’épouse à celui de mère pour la première fois. Alors, on se laisse bercer par ce flot d’un amour tout nouveau et puis on se dit tout naturellement qu’avec l’expérience notre prochaine grossesse se passera plus calmement, plus paisiblement… Et bien détrompez-vous mesdames, ce ne sera surement pas le cas ! De nouvelles interrogations surgiront, bien loin des soucis techniques liés à l’accouchement ou encore au maternage, mais des questions plus existentielles, des questions d’amour…

Et c’est une question qui, je crois, se pose à toutes les mères au moins une fois dans leur vie et surtout à l’arrivée de leur second bébé : vais-je aimer mon deuxième enfant comme le premier ? Comment distribuer cet amour ? Y aura-t-il de la place dans mon cœur pour mes 2 trésors ?

Et c’est la question que s’est posée Hayette maman de deux enfants : «  Je souhaitais avoir un autre bébé, alors lorsque je suis tombée enceinte j’étais heureuse et je ne me suis pas posée toutes ces questions que l’on se pose pour le premier. On est moins angoissée, moins inquiète face à l’inconnu car on a déjà vécu une grossesse et surtout un accouchement, mais on se pose aussi de nouvelles questions… plus profondes. En effet, arrivée à mon troisième trimestre de grossesse, je me suis demandée le temps d’un instant comment j’allais aimer ce nouveau bébé.  Est-ce que je l’aimerais aussi fort que le premier, et surtout est-ce que je ressentirais la même émotion lors de ma première rencontre avec mon petit bout ? Puis, je me suis dit qu’Allah nous a créé avec assez d’amour pour nos enfants et que cela faisait partie de cette Fitra que la nature de l’être humain est disposé à assumer justement tout ce qu’Allah peut lui offrir de bonheur. Puis le temps est passé, et l’heure de l’accouchement est arrivée. SoubhanAllah , j’ai vécu un très bel accouchement et une magnifique rencontre avec mon petit bébé, et je l’ai tout autant aimé !! Je pense que notre cœur est assez grand pour laisser la place à de nombreux enfants, el Hamdoulilah. »

A l’inverse d’autres mamans se posent des questions encore plus tourmentées : vais-je aimer mon premier autant avec l’arrivée du second ?

C’est ce que nous raconte Khadija maman de 2 enfants : « Mon mari et moi souhaitions agrandir notre petite famille. El hamdoulilah, je mis plusieurs mois avant de tomber enceinte, notre première fille avait 4 ans ce qui me poussa à m’interroger sur l’affection et la place qu’elle aurait à l’arrivée de bébé. En effet, ma première resta seule pendant plus de 4 ans, je lui consacrais tout le temps dont elle avait besoin et même plus, elle était ma priorité. Je savais que j’aimerai mon futur bébé tout autant que ma première, mais j’avais peur de ne plus avoir le temps de lui donner toute l’affection et l’amour qu’elle avait toujours eu, l’amour dont elle avait besoin. Puis ma petite puce est arrivée el hamdoulilah, tout s’est dissipé grâce à Allah et tout s’est très bien passé. Bien sur, il a fallu tout de même composer avec les petites jalousies de la plus grande, mais je pense que c’est le lot de toute maman ayant un nouvel enfant. »

« Sounnat Allah », c’est la loi d’Allah qui accompagne la venue d’un nouvel enfant : de nombreuses interrogations, des doutes, des angoisses, mais toujours passagères car une chose est sûre, dans Sa grande sagesse, Allah soubhanahou wa ta’ala, El Wadoud par excellence a choisi la femme pour porter la vie, mais aussi pour porter l’amour.

2 Comments

  1. Amatoulah

    17 décembre 2014 at 1 h 33 min

    Salem alikoum

    Je vois qu.il y’a tellement d’article concernant la maternité ,plaisir d’avoir un enfant, ou les fausse couche ,mais peu qui parle de la souffrance d’une femme qui est en essai et qui n’arrive pas même en ayant recours a la PMA( procréation médicalement assister ) qui est une épreuve difficile ,lourde moralement et physiquement ,tu te demande tjr si ça va marcher ou pas ,tu deviens un vrais gygy ,tu cinnais tt les traitement tu passe tn temps a t’injecter des hormones ,qui te font grossier mais tu peu rien faire c’est pr la bonne cause ,mais a la fin de tt ça c’est tjr négatif, tu demande si t’es infertile ou stérile,est ce qu’un jour tu pourra prendre tn bébé ds les bras ,est ce que tu va continuer cette aventure ou tu laisse tn mari faire ce chemin sans toi tu l’aime alors tu te secrifie ,je vous jure que. C’est une épreuve très déprimente q´ALLAH NOUS GUIDE ET NOUS DONNE LE COURAGE PR CONTINUER

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